L’omrage

Fond sonore à écouter en lisant : https://www.youtube.com/watch?v=q2QAeRZmq7I

Omran manque de caresse, de main sur le front,
Pendant que l’origine du monde se fait brasier au front
La guerre bande et les baisers s’effondrent,
Omran voudrai faire des bêtises,
Omran a peur de son ombre…

Il vient d’un monde où les barbaries sont singulières, les Kalachnikov sont fortes,
Ou les chasseurs tirent sur des brebis déjà mortes,
Ou les balles sont les plus belles et les morts sont au pluriel.

J’écris ce texte et le diable me fait la fellation
Mes sérénades sont les rires d’une récréation
Ecoute mes chants,
Qu’ils fassent fuir le sang qui bout, les familles démembrées, les guerriers fous, les villages désertés, les fusils glaçants, les cervelles d’enfants, les haineux bruyants, les alarmes sourdes.
Qu’ils fassent fuir les méchants.

En talons haut elle marche sur un champ de mines,
Les bambins ne mangent pas mais pleurent la madeleine,
« Les bombes se défendent » et les hommes s’éliminent,
On arrache les coeurs et on crache sur les hymens.

Les chattes frôlent les corps frêles, les corps chauds violent les chattes fraîches et les corps froids pleurent les chartes braises, les chars sont les vibrations, pas les pierres que jettent les petits garçons, garces sont les bombes, graves sont les tons, grâce sur nos tombes, le fils pleure et la guerre gronde.
Les enfants s’en vont cueillir le péché, les prêtres ne prêchent plus, les pêches n’ont plus de jus, les pertes se confessent et les livres ne se lisent plus.
Les palais oublient le goût de l’existence et les seins des mères s’en sont asséchés, les nouveaux nés en oublient même la saveur du lait.
On brise les bibli et les bibles, on laisse, les bides vident et les bites jouir et le bitume vibre, guerre et bizz’ s’unissent, le biffe médit et les bifles punissent, pas de billes pour les petits, pas de bise pour les soumis et la bile est de survivre, on se brise, on se mutile, une brive de souvenirs, la seule pile pour ne tenir, oui le pire serait, mourir…

A la guerre, les photographes sont photographiés,
Le meurtre est fade et puis moi j’ai pas de sucre pour mon café.
Le kamikaze a mit le feu aux poutres et les ruines sont en chair et en os,
A genou il a pleuré le Canon vide, vide comme le corps de ce gosse

Le photographe boiteux au boitier nu, le bossu sans objectifs,
la chambre noire éclairée par une ampoule rouge comme le fond des préservatifs.
La laideur des hommes à défiguré les imprimés, qu’ils soient paysages ou portrait.
La laideur reste la même, le témoin est témoignage, le témoignage est testament.
Et pourquoi c’est moi qui pleure comme un enfant ?

Je ramasse les cassures de mes chagrins,
Que faire de mes mains ?

En un coup de pulsions, je reconstruit Homs avec des Kapla
Je suis candide avec l’appareil photo de Capa
Rien à foutre d’être naïf, je te gifle avec « La vie devant soi »
Allez tous vous faire aimer, mes rimes vont vous embrasser
Comme un Anarchistes avec le prix Nobel de la paix,
Comme un flic capuché,
Comme une robe Dior sur une prostituée,
comme Jack Nicholson qui sourit pour un baiser,
comme un casseur en 89, la gueule sur les pavés,
Comme une droite d’Hurricane, d’Ali ou Joe Frazier

Tiens mon rap par la main, l’amour c’est provoquer nos droits
L’injurier jusqu’à aimer, et moi j’ai l’alliance au troisième doigt.
De l’horreur aucun art, je ne vois que « déchets d’oeuvres ».
Le matin est martyr, le vice, il est rouge de couleuvre.

Alors,

Laisse mes mots être inconscients comme la gifle, laisse moi convulser et regretter juste après.
Laisse ma prose être douce comme le baiser avant de se coucher
Laisse mes vers leur apporter des pepitos pour le gouter
Laisse mes nerfs chialer jusqu’à éteindre le brasier
Laisse les rire,
Laisse les faire l’amour,
Laisse leur la foi,
Mais t’es qui toi ? Mais à qui je parle ?
Laisse leur l’humanité,
Laisse leur une loi,
Laisse l’heure croire,
Et moi je laisse quoi ?
Un peu de rage, un bout d’homme, un sein de femme et un hommage, une brisure d’amour pour Abd Alkader Habak, pour Omran.

Je laisse un Omrage.

 

 

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