Génépi-que

Fond sonore à écouter en lisant : https://www.youtube.com/watch?v=Z0ElTBRRUHg

3h03 – Mon cran tremble,

Entre les doigts, la bombe, je m’allume en un coup de feu,
Quelques minutes et je serai la cendre du monde, j’explose et me donne l’adieu.

Regarde toi, la gueule pleines d’injures et de fissures, j’ai les poings comme interrogations,
La conseillère d’orientation me dis de faire le point, je fais le point de suture.
Je laisse mes souvenirs dans leurs placards, j’ai déchiré le livre de kafka pour ne plus avoir le cafard, mais rien n’y fait,
Mon père ma donné la gifle, sa joute verbale me griffe,
Dessaoulé, désolé il y est, mais le mal est faible.
A bout de nerfs, le mâle de ma mère je le pleure,
Mais le temps et l’argent manquent à mes larmes, mes yeux crisent la dèche, ici la pauvreté n’a pas d’heure.
Le froid me glace moins que l’haleine de l’alcoolique, dans chacune de ces bouteilles vides j’y ai glissé une Rhomboïdales, la fleur,
La raison pour laquelle mes marques au visage sont bleues de couleur.
Les traits détraqués, mes balafres portents les initiales de mon père
Le métèque que l’échec a maté, du revers de sa chevalière.
Il me cognac, une pluie de baigne, lèche le fond de son suicide humide
Le recul du buveur est sec et le cul du verre est vide.

Voila ma peine, autant mourir, et l’écrire à la pastel de mes veines :

Pour trouver solitude, j’ai exilé mon silence dans un coin de mon habitude.
Devant moi, ce mur qui m’insulte, même les mots m’exultent, alors,
Je suis venu séquestré le bescherelle, je sature de cette grammaire qui n’a, nique ta mère, ni tête,
J’ai écris « bougnoule » sous ma semelle, pour que les blessures des racistes gardent leur auteur en entête.
Dehors, le rêve des haineux est comme mes pâtes, sans « Beur »,
Je meurs comme le papillon et me brise comme le boxeur.
Pour ne plus les entendre, je me suis fais circoncire les tympans par tyson,
Aucun pleurs, 19 ans, je ne le peux, je suis un homme.
J’ai grandit comme un barge, je vais traverser la ligne rouge sang, un enfant de la marge, je vais repeindre ce mur blanc, mais cette aquarelle sera mon testament.
Même la police me fait minuscule, alors je le crie en lettre MAJUSCULE,
Dessin du désespoir qui chaque seconde me « pendule »,
Je m’accroche à mes cordes vocales pendues.  

Mon premier est un raciste,
Mon second naît d’une ivresse,
Mon dernier est d’une violence,
Mon tout est un artiste de tristesse en naissance.
Mon coeur bat la charade.
Je serai la fresque d’une vie pas rose, criant de naïveté, tel l’enfant « Momo », La mosaïque, loin de cette « mascarabe »
Je serai le graveur, je serai l’arabe.

Je serai le grapheur sur la partition, dans une symphonie de ghettoven
3h33 – Je crie à m’en déchirer l’abdomen

Entre les doigts la bombe, je m’allume en un coup de feutre, quelques minutes et je saurai le peindre, mon monde, j’explose le Caps,
et me donne à l’aveu…

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